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Présentation :
Règles applicables
Règles applicables
Règles communes aux indemnités légale
et conventionnelles de licenciement
Textes du code du travail applicables
Les indemnités de licenciement dans d’autres
pays européens
Règles communes aux indemnités légale
et conventionnelles de licenciement et à l’indemnité
de rupture conventionnelle
Le calcul de toutes
les indemnités de licenciement et
celui de l’indemnité minimale de rupture conventionnelle
suppose que l’on connaisse ou que l’on puisse
déterminer :
- L’ancienneté du salarié
- Le montant de la rémunération mensuelle
moyenne la plus favorable au salarié entre celle
des trois derniers mois et celle des douze mois ayant précédé
le licenciement.
- Les règles de calcul applicables (indemnité
légale ou règles spécifiques à
la convention collective applicable).
Comment se calcule l’ancienneté ?
L’ancienneté
est la période qui s’écoule entre le
début et la fin d’une relation de travail.
Il convient donc de déterminer avec précision
les dates de prise d’effet et d’expiration du
contrat de travail.
Important !
Il est à noter que la jurisprudence distingue entre
l’ancienneté requise pour pouvoir prétendre
au bénéfice de l’indemnité de
licenciement, qui s’apprécie à la date
de la notification du licenciement (jour d’envoi de
la lettre de licenciement) et l’ancienneté
retenue pour procéder au calcul du montant de l’indemnité
qui elle s’apprécie en tenant compte de la
date d’expiration du préavis et ce, qu’il
ait été exécuté ou non. Rappelons
que la cour de cassation a précisé que les
congés non pris ne peuvent être pris en compte
pour le calcul de l’ancienneté.
La date de prise
d’effet de la relation de travail :
Il arrive que ce point pose problème lorsque la
relation de travail a débuté par un contrat
d’apprentissage ou une succession de CDD ou encore
une mission d’intérim.
Si ces contrats ont été
suivis d’un CDI sans qu’il y ait eu d’interruption,
l’ancienneté s’apprécie à
compter du premier contrat. La cour de cassation considère
qu’il en est de même lorsque le salarié
est passé successivement au service de plusieurs
sociétés du même groupe ou qu’il
a travaillé de manière ininterrompue dans
plusieurs sociétés dirigées par le
même employeur .
La date d’expiration
du contrat de travail : Nous avons vu que l’ancienneté
s’apprécie à la date d’expiration
du préavis et ce, qu’il ait été
exécuté ou non .
La date d’un licenciement n’étant, par
définition, pas prévisible, l’ancienneté
d’un salarié ne correspond pratiquement jamais
à un nombre complet d’années. Le code
du travail prévoit cependant que les années
incomplètes doivent être retenues en tenant
compte des mois de service accomplis au-delà des
années pleines.
Par exemple, si un salarié totalise 45 mois d’ancienneté
il faudra retenir 7 années (42 mois) et 3 mois (3/12ème
d’année) c'est-à-dire 7,25 années.
L’indemnité de licenciement est-elle due en
cas d’interruption du préavis ?
Après un licenciement, il arrive assez fréquemment
que les parties ne se supportent plus et que l’une
ou l’autre des parties interrompe le préavis.
Cette interruption n’a pas d’incidence sur
le versement ou non de l’indemnité de licenciement.
Ceci reste vrai même si l’interruption du préavis
est provoquée par une faute grave du salarié
.
Quel est le salaire devant être pris comme référence
?
L’article R 1234-4
du code du travail dispose que la rémunération
à prendre en compte est égale à la
moyenne la plus favorable au salarié entre celle
des douze derniers mois ayant précédé
le licenciement ou des trois derniers mois de travail (y
compris le préavis). Les professionnels parlent de
« rémunération mensuelle moyenne ».
Exception
: Lorsque le salaire de l’année ou des trois
derniers mois est nettement inférieur au salaire
habituel, la cour de cassation a décidé que
c’est le salaire habituel qu’il faut retenir
(le salaire habituel est celui que le salarié aurait
perçu en temps normal, en dehors, par exemple, d’une
période de chômage partiel ou d’une absence
maladie non indemnisée en totalité).
- Moyenne des douze derniers mois
La rémunération
mensuelle moyenne des douze derniers mois est égale
à 1/12ème de tous les salaires perçus,
y compris l’éventuel treizième mois
et les primes à caractère annuel.
- Moyenne des trois derniers mois
La rémunération
mensuelle moyenne calculée sur le salaire
des 3 derniers mois est un petit peu plus complexe à
calculer dans la mesure où on ne doit tenir compte
des primes à caractère annuel ou exceptionnel
que « dans la limite d’un montant calculé
à due proportion » (article R 1234-4 du code
du travail, dernier alinéa).
En d’autres termes, dans la mesure où l’on
tient compte de la rémunération des 3 derniers
mois de salaire, une prime à caractère annuel
payée pendant les trois derniers mois de travail
ne sera finalement valorisée que pour un douzième
de son montant.
- Faut-il prendre en considération les
salaires perçus pendant le préavis ?
La rédaction de l’article R 1234-4 du code
du travail n’est pas la même selon que l’on
retient la moyenne des douze ou des trois derniers mois
de salaire.
Lorsqu’on retient la moyenne des douze derniers mois,
cette disposition précise qu’il s’agit
« des douze derniers mois précédant
le licenciement » (c'est-à-dire sans compter
ceux qui sont perçus pendant la période de
préavis).
Lorsqu’on retient la moyenne des trois derniers mois,
le code du travail indique que la rémunération
à retenir est « le tiers des trois derniers
mois ». Dans la mesure où, il n’est pas
précisé qu’il s’agit des trois
derniers mois précédant le licenciement, il
y a lieu de considérer que la période de préavis
doit être prise en considération.
- Faut-il prendre en compte les avantages en nature
?
La chambre sociale de
la cour de cassation indique que la valorisation des avantages
en nature s’ajoute à la rémunération
mensuelle retenue pour le calcul d’une indemnité
conventionnelle de licenciement (Cass. Soc. 11/12/1991 n°
4467).
Fiscalité de l’indemnité de licenciement
L’indemnité
de licenciement n’est soumise ni aux cotisations
sociales (patronales ou salariales), ni à l’impôt
sur le revenu. Elle n’est pas soumise non plus à
la CSG ou à la CRDS.
Attention, en cas de transaction, même si
l’indemnité de licenciement n’est pas
imposable, il faut en ajouter le montant à
celui de l’indemnité transactionnelle
pour déterminer le seuil d’exonération
fiscale de la transaction.
EN PRATIQUE
Quand l’indemnité
doit-elle être payée ?
En principe, l’indemnité est payée
concomitamment à l’expiration du contrat de
travail. Toutefois, lorsqu’il dispense le salarié
de l’exécution de tout ou partie de son préavis,
ou en cas de transaction, l’employeur peut payer l’intégralité
de l’indemnité lorsque le salarié quitte
définitivement l’entreprise.
L’indemnité
de licenciement doit-elle figurer sur le bulletin de salaire
?
Même si elle n’a
pas la nature juridique d’un salaire, l’indemnité
de licenciement doit figurer sur la partie du bulletin de
salaire là où sont placées les sommes
qui ne sont soumises ni aux cotisations sociales ni à
la CSG-CRDS (partie basse du bulletin).
Textes du code du travail applicables 
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