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Présentation :
Règles applicables
Règles applicables
Règles communes aux indemnités légale
et conventionnelles de licenciement
Textes du code du travail applicables
Les indemnités de licenciement dans d’autres
pays européens
Règles applicables
(à jour au
1er octobre 2008)
Présentation établie par le Cabinet
Ravisy & Associés, spécialistes en droit
du travail
En cas de démission,
sauf à ce qu’il démontre que sa décision
a été provoquée par la faute de l’employeur,
le salarié ne peut prétendre à aucune
indemnisation. En revanche, en cas de licenciement ou de
rupture d’un commun accord, le code du travail et
les conventions collectives prévoient trois
catégories d'indemnités de licenciement :
- l’indemnité de rupture conventionnelle
du contrat de travail
- l’indemnité légale de licenciement
- les indemnités conventionnelles de licenciement
L’indemnité
de rupture conventionnelle du contrat de travail est l’une
des deux principales innovations de la loi du 25
juin 2008. En effet, si la rupture d’un commun
accord existait avant le vote de cette loi, aucune indemnisation
minimale n’était fixée par les textes.
Un employeur et un salarié convenaient d’une
« séparation à l’amiable »
qui, dans la plupart des cas, n’entrainait aucune
indemnisation. Autre inconvénient important, le salarié
ne pouvait pas non plus bénéficier de la prise
en charge par l’Assedic, ce qui n’est plus le
cas maintenant.
En cas de licenciement,
les indemnités légale ou conventionnelle de
licenciement ne se cumulent pas. Le salarié ne peut
prétendre qu’à celle qui lui est la
plus favorable.
Les salariés qui
ont la possibilité de négocier leur contrat
de travail clause par clause bénéficient parfois
d’un autre type d’indemnité appelé
indemnité contractuelle de licenciement (on parle
également de « parachute doré
» ou de « golden parachute
»). Ce type d’indemnité répond
à des règles spécifiques qui ne sont
pas abordées ici.
Définitions
L’indemnité
légale de licenciement
C’est l’indemnité
minimale prévue par la loi en cas de rupture d’un
contrat de travail à durée indéterminée.
Tous les salariés y ont droit dès lors qu’ils
remplissent les conditions prévues par l’article
L 1234-9 du code du travail . Elle doit être payée
à tous les salariés licenciés (pour
cause personnelle ou pour motif économique) totalisant
au moins 2 ans d'ancienneté dans l'entreprise.
Pour les années
d’ancienneté incomplètes, il faut tenir
compte des mois de travail accomplis au-delà des
années pleines.
Pour les salariés
à temps partiel, l’ancienneté
est décomptée comme pour les salariés
à temps plein.
L'indemnité
spéciale de licenciement due en cas d’inaptitude
consécutive à un accident du travail ou une
maladie professionnelle.
En cas de licenciement
prononcé après que le salarié a été
déclaré inapte à son emploi en conséquence
d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle,
le code du travail (Article L1226-14) prévoit le
paiement d'une indemnité spéciale de licenciement
dont le montant est égal au double de l'indemnité
légale de licenciement.
Attention, cette indemnité
spéciale n'est pas due lorsque la décision
d'inaptitude ne trouve pas son origine dans un accident
du travail ou une maladie professionnelle.
L’indemnité
de rupture conventionnelle du contrat de travail
En cas de rupture conventionnelle
du contrat de travail, la loi prévoit que l’indemnité
dont doivent convenir les parties à l’accord
de rupture amiable ne peut être inférieure
à l’indemnité légale.
L’indemnité
conventionnelle de licenciement
L’appellation «
indemnité conventionnelle » est trompeuse.
En effet, le terme « convention » étant
synonyme de « contrat », un certain nombre de
personnes pensent qu’une indemnité
conventionnelle de licenciement est une indemnité
convenue entre l’employeur et le salarié aux
termes d’un contrat.
Il n’en est rien.
En effet, une indemnité spécifique convenue
entre un employeur et un salarié est appelée
indemnité contractuelle de licenciement.
On parle également de « parachute doré
» (traduction de l’expression anglo-américaine
: « golden parachute »).
En droit du travail,
lorsqu’on parle d’indemnité conventionnelle
de licenciement, on fait référence
à l’indemnité de licenciement
qui a été négociée entre les
partenaires sociaux lors de la négociation de la
convention collective applicable à
une activité ou de l’accord d’entreprise
applicable à une unité de production.
Avant la réforme
du taux de l’indemnité légale du licenciement
qui a été opérée par
le décret du 18 juillet 2008, la principale
particularité de l’indemnité conventionnelle
de licenciement résidait dans le fait que son montant
était presque toujours plus favorable au salarié
que celui de l’indemnité légale. Ce
n’est plus vrai depuis la réforme qui
a doublé le montant de l’indemnité légale
de licenciement. Il est donc à prévoir
que de nombreuses conventions collectives, vont être
renégociées par les partenaires sociaux pour
que le montant de l’indemnité conventionnelle
de licenciement soit, au moins, aligné sur celui
de la nouvelle indemnité légale.
Quelles sont les situations privatives de l’indemnité
de licenciement ?
Contrat à
durée déterminée
En cas de contrat à
durée déterminée il n’y a pas
de licenciement à proprement parler ; le contrat
se termine à la date prévue, à la fin
d’un chantier ou au retour du salarié remplacé…
L’indemnité qui est prévue par e code
du travail est une indemnité spéciale appelée
indemnité de précarité. Comme son nom
l’indique, cette indemnité n’est pas
destinée à « indemniser » les
conséquences d’un licenciement mais celles
de la nécessaire précarité dans laquelle
se trouve un salarié en contrat à durée
déterminée.
Ancienneté
insuffisante
Jusqu’à
une réforme opérée par une loi
du 25 juin 2008, les salariés qui n’avaient
pas atteint deux années d’ancienneté
à la date de notification de leur licenciement étaient
également privés de l’indemnité
légale de licenciement. La plupart des conventions
collectives prévoyaient également que l’indemnité
conventionnelle de licenciement n’était due
qu’après deux années de présence
ininterrompue dans l’entreprise. Seules quelques conventions
collectives prévoyaient une indemnité de licenciement
après une année d’ancienneté.
L’ancienneté
requise a été ramenée à une
année par l’effet de la loi du 25 juin 2008
susvisée. Cette modification créée
une situation inédite dans laquelle dans un nombre
de cas important, tant que les conventions collectives n’auront
pas été renégociées, les salariés
pourront prétendre au bénéfice de l’indemnité
légale de licenciement pour la période comprise
entre un et deux ans d’ancienneté, puis au
bénéfice de l’indemnité conventionnelle
de licenciement au-delà de deux ans d’ancienneté.
Important ! Il est à
noter que si l’ancienneté requise s’apprécie
à la date de la notification du licenciement pour
vérifier si le salarié a droit au bénéfice
de l’indemnité de licenciement, le
calcul du montant de l’indemnité s’effectue
en tenant compte de la date d’expiration du préavis
et ce, qu’il ait été exécuté
ou non. La cour de cassation a précisé
que les congés non pris ne peuvent être pris
en compte pour le calcul de l’ancienneté.
La faute du salarié
Les salariés qui
sont licenciés pour faute (grave ou lourde) sont
privés du bénéfice de l’indemnité
de licenciement, qu’il s’agisse de l’indemnité
légale ou de l’indemnité conventionnelle.
Démission
ou force majeure
En cas de rupture du
contrat de travail consécutive à une démission
ou en cas de force majeure, l’indemnité
de licenciement n’est pas due. Le code du
travail (Article L1234-13) prévoit cependant que
l’indemnité est due, lorsque la force majeure
provient d’un sinistre.
Contentieux sur
les causes d’exclusion
Afin d’éviter
de payer l’indemnité de licenciement,
certains employeurs prononcent des licenciements pour faute
ou poussent le salarié dont ils veulent se séparer
à la démission.
Les salariés concernés
peuvent faire juger que la cause de licenciement qui a été
évoquée n’est pas réelle et sérieuse
ou qu’ils ont été contraints de donner
leur démission à cause du comportement de
leur employeur. Lorsque les juges reconnaissent le bien
fondé de ces explications, ils condamnent l’employeur
au paiement de l’indemnité de licenciement
et de toutes les autres sommes dont il a été
privé telles que : indemnité de préavis,
indemnité pour licenciement sans cause réelle
et sérieuse…
Montant de l’indemnité légale de licenciement
La situation qui existait
avant l’entrée en vigueur (le 20 juillet 2008)
du décret du 18 juillet 2008 était la suivante
: le code du travail (article R. 1234-2) prévoyait
qu’en cas de licenciement pour cause personnelle,
l’indemnité de licenciement ne pouvait être
inférieure à un dixième de mois de
salaire par année d’ancienneté. A partir
de dix ans d’ancienneté. Il était ajouté
un quinzième de mois par année d’ancienneté
au-delà de dix ans.
En cas de licenciement
pour motif économique, le montant de l’indemnité
de licenciement était doublé. Le code du travail
prévoyait en effet que l'indemnité de licenciement
ne pouvait être inférieure à deux dixièmes
de mois de salaire par année d'ancienneté,
auxquels s’ajoutaient deux quinzièmes de mois
par année d'ancienneté au-delà de dix
ans.
Le décret
du 18 juillet 2008 double le montant de l’indemnité
légale de licenciement allouée en cas de licenciement
pour cause personnelle.
Dans la rédaction
que lui a donné ce décret, l’article
R1234-2 du code du travail prévoit désormais
que : « l’indemnité de licenciement
ne peut être inférieure à un cinquième
de mois de salaire par année d'ancienneté,
auquel s'ajoutent deux quinzièmes de mois par année
au-delà de dix ans d'ancienneté »
Le montant de l’indemnité de licenciement pour
cause personnelle a donc doublé.
En revanche, l’article
qui prévoyait que le montant de l’indemnité
de licenciement était doublé en cas de licenciement
pour motif économique a été abrogé.
Depuis le 20 juillet 2008, le montant de l’indemnité
légale de licenciement sera donc le même quelle
que soit la cause du licenciement.
Montant de l’indemnité conventionnelle de
licenciement
Les conventions collectives
peuvent prévoir des modalités d’attribution
de l’indemnité conventionnelle de licenciement,
plus souples que celles qui sont prévues par la loi
lorsqu’il n’y a pas de convention collective
applicable. Le montant des indemnités conventionnelles
de licenciement peut donc varier selon divers critères
dont certains tiennent au statut du salarié (cadres
dirigeants et hors classe, cadre, agent de maîtrise,
employé et ouvrier) ou à son âge. Certaines
conventions collectives (celle des journalistes par exemple)
prévoient des règles totalement spécifiques.
Il existe un grand nombre
de conventions collectives (plus de 300) prévoyant
des règles de calcul différentes. Le site
www.licenciement.fr
permet de calculer le montant des indemnités
de licenciement (légale ou conventionnelle)
dans les principales conventions collectives. Toutes les
conventions collectives seront prochainement en ligne.
Règles communes aux indemnités légale
et conventionnelles de licenciement 
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