Présentation
:
Foire aux questions (FAQ)
Motif de licenciement évoqué
par l'employeur
- Licencié
pour faute grave ou lourde le salarié a-t-il droit
à une indemnité de licenciement ?
Quand la faute grave ou lourde évoquée
par l’employeur est reconnu réelle par le conseil
de prudhommes, le salarié n’a pas droit au
paiement de l’indemnité de licenciement.
En revanche, si la juridiction
prud’homale constate que l’employeur a prononcé
un licenciements pour faute de façon erronée
elle le condamne à payer au salarié les sommes
dont il a été privé, au nombre desquelles
figure l’indemnité (légale ou conventionnelle)
de licenciement.
Ancienneté
-
Comment se calcule l’ancienneté ?
Le droit à indemnité de
licenciement nait sur la tête du salarié dès
lors qu’il compte deux ans d’ancienneté
ininterrompue au service du même employeur. La cour
de cassation a décidé que l’ancienneté
s’apprécie au jour où l’employeur
envoie la lettre de licenciement.
En revanche, l’ancienneté
qui est retenue pour le calcul de l’indemnité
de licenciement s’apprécie à la date
d’expiration du préavis. Ceci reste vrai quand
le préavis n’est pas effectué à
la demande de l’employeur.
En principe, les périodes de suspension
du contrat de travail (maladie) ne sont pas prises en compte
pour le calcul de l’ancienneté sauf si elles
sont légalement assimilées à du travail
effectif (accident du travail).
Lorsque l’ancienneté n’aboutit
pas à un chiffre rond, l’indemnité est
calculée au pro rata du nombre de mois accomplis.
Cas particulier
- Calcul de l'ancienneté
des salariés n'ayant pas été déclarés
immédiatement ?
L’ancienneté est égale
à la durée de présence dans l’entreprise
entre le premier jour de travail et la date d’expiration
du préavis. En pratique on constate cependant qu’alors
que déclarer un salarié est une obligation
qui doit impérativement être accomplie par
l'employeur préalablement ou concomitamment à
son embauche, un trop grand nombre d’employeurs considèrent
qu’il s’agit d’une formalité sans
intérêt. Lorsque ce n'est pas le cas, le salarié
n'a pas à subir les conséquences de l'absence
de déclaration et peut donc retenir le véritable
premier jour de travail dans l'entreprise (même s'il
n'était pas déclaré) comme point de
départ de son ancienneté. Il lui appartiendra
de rapporter la preuve de la date qu’il invoque.
Détermination du salaire
qui sert de référence pour le calcul des
indemnités de licenciement et de retraite
-
Comment le salaire de référence est-il déterminé
?
Les articles L1294-9 et R 1234-4 du
Code du Travail (anciens articles L122-9 et R122-2), prévoient
que, pour déterminer le salaire de référence,
on prend pour base soit le douzième de la rémunération
brute des 12 mois précédent le licenciement
ou, si cette solution est plus avantageuse pour le salarié,
le tiers des salaires des 3 derniers mois de travail.
-
Quels sont les mois à prendre en considération ?
Comme le précise les articles
L 1294-9 et R 1234-4 du code du travail, les mois à
prendre en considération pour le calcul de la rémunération
moyenne des 12 derniers mois sont ceux qui précèdent
la date de notification du licenciement.
Pour le calcul de la moyenne des 3 derniers mois, on doit
prendre pour base les 3 derniers mois précédant
la fin du préavis.
En cas d’activité saisonnière, une
directive administrative préconisent de retenir
comme salaire de base les 3 ou les 12 derniers mois d’activités
et non les 3 ou les 12 derniers mois antérieurs à
la fin du contrat.
-
Doit-on prendre en compte intégralement une prime
versée durant les 3 derniers mois?
Lorsqu’une prime ou une gratification à caractère
annuel est versée durant les 3 derniers mois, elle
ne devra être prise en compte que prorata temporis
pour le calcul de la rémunération mensuelle
moyenne des 3 derniers mois.
-
La valorisation des avantages en nature doit-elle être
ajoutée au salaire mensuel pour le calcul de la
moyenne ?
Cet ajout a été admis pour le calcul d’une
indemnité conventionnelle par la Chambre sociale
de la Cour de Cassation. Il n’y a donc pas de raison
que ce ne sot pas le cas pour une indemnité conventionnelle.
-
Doit-on tenir compte des remboursements de frais ?
Les remboursements de frais n’étant pas des
rémunérations, ne doivent pas être
compris dans le calcul de la rémunération.
Catégorie professionnelle
-
Que se passe-t-il lorsque le salarié a changé
de catégorie professionnelle pendant l’exécution
de son contrat de travail ?
Sauf disposition contraire, l’indemnité de
licenciement est celle prévue pour la catégorie
à laquelle appartient le salarié au moment
de la rupture. Bien entendu, elle est calculée en
prenant en compte la totalité de son ancienneté
dans l’entreprise.
Travailleurs à temps
partiel
-
Comment se calcule l’ancienneté pour un
travailleur
à temps partiel ?
Pour la détermination des droits liés à
l’ancienneté, la durée de celle-ci
est décomptée comme si la personne avait
travaillé
à temps complet.
-
Que se passe-t-il lorsque le salarié a travaillé
alternativement à temps plein et à temps
partiel ?
L’indemnité doit être calculée
proportionnellement aux périodes d’emploi
effectuées selon l’une ou l’autre des
modalités.
Différence entre l’indemnité
légale et l’indemnité conventionnelle
de licenciement
- Que
se passe-t-il si le montant de l’indemnité
légale est supérieur à celui de l’indemnité
conventionnelle ?
L’indemnité de licenciement
prévue par la convention collective n’est applicable
que dans la mesure où son montant est supérieur
à celui auquel le salarié pourrait prétendre
au titre de l’indemnité légale de licenciement.
En d’autres termes, si le montant
de l’indemnité légale de licenciement
est supérieur à celui de l’indemnité
conventionnelle, le salarié demandera le paiement
de l’indemnité légale.
Paiement
de l’indemnité
-
À quelle date l’indemnité de licenciement
doit-elle être payée ?
L’indemnité de licenciement
doit être payée à l’expiration
du contrat du travail. Dans le cadre d’une transaction,
l’employeur peut cependant payer l’indemnité
au moment où le salarié quitte l’entreprise.
Lorsqu’il procède ainsi, il doit tenir compte
pour son calcul de la durée du préavis non
effectué.
Contrat spéciaux
- Y a-t-il une indemnité
de licenciement en cas de rupture d’un CDD ?
Non car le code du travail prévoit
déjà que, sauf faute grave du salarié,
au terme d’un CDD l’employeur doit verser au
salarié, une indemnité de précarité
égale à 10 % du montant total de la rémunération
brute due depuis la conclusion du contrat.
|